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Thérapie non médicamenteuse en France : guide 2021

Qu’est-ce qui différencie une thérapie médicamenteuse d’une thérapie non médicamenteuse ? Doit-on en attendre les mêmes effets ? Voici quelques données sur le recours et l’intérêt de la prescription des thérapies non médicamenteuses en France.

Qu’est-ce qu’une thérapie non médicamenteuse ?

Une thérapie ou intervention non médicamenteuse a les caractéristiques suivantes :

  • elle a une action sur la santé ;
  • elle est non invasive ;
  • elle est non pharmacologique ;
  • elle est fondée sur la science.

Ce sont en tout cas les caractéristiques énoncés par la Plateforme universitaire Collaborative d’Évaluation des programmes de Prévention et de Soins de support.

L’HAS catégorise ainsi les thérapies non médicamenteuses :

  • les règles hygiéno-diététiques :
    • régimes diététiques ;
    • activité physique et sportive ;
    • modification des comportements alimentaires ;
    • règles d’hygiène ;
  • les traitements psychologiques :
    • thérapies d’inspiration analytique ;
    • thérapies cognitivo-comportementales ;
  • les thérapeutiques physiques : la rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité, etc.).

D’autres institutions rajoutent certaines catégories, comme les interventions numériques en santé (utilisation d’objets connectés, thérapie par la réalité virtuelle, etc.).

Quels sont les bénéfices de ce type de thérapie ?

Il est très difficile de définir un bénéfice général. Certaines de ces interventions non médicamenteuses ont une visée préventive, d’autres curatives. Elles peuvent être utilisées notamment pour :

  • améliorer la qualité de vie d’une personne et de son entourage ;
  • prévenir l’apparition de maladies ;
  • diminuer les symptômes d’une maladie ;
  • augmenter la durée de vie ;
  • guérir une maladie ;
  • potentialiser les effets d’un traitement médicamenteux.

Idéalement, elles doivent faire la preuve de leur efficacité et de leur innocuité. Puisqu’elles visent à agir sur la santé, il n’y a pas de raisons que leur évaluation ne se fonde pas sur les principes de l’evidence-based medicine.

En France, 78 à 90 % des consultations médicales donnent lieu à la prescription d’au moins un médicament (chiffres des années 2000). Ce pourcentage est important par rapport aux pratiques d’autres pays. Par exemple, aux Pays-Bas, il est de 43 %.

C’est sur le base de ce constat et du faible recours aux thérapeutiques non médicamenteuses que des institutions comme la Haute autorité de santé (HAS) ont émis des rapports sur la prescription des thérapies non médicamenteuses.

Dans quel contexte recourir aux thérapies non médicamenteuses ?

Le recours aux thérapies non médicamenteuses est plébiscitée particulièrement dans le cas des maladies chroniques. En voici 3 illustrations.

Risques cardio-vasculaires

Les recommandations concernant la prise en charge de ces pathologies incluent la prescription de thérapie non médicamenteuse : activité physique, arrêt du tabac, modification du comportement alimentaire, etc.

Insomnie

Les thérapies non médicamenteuses devraient également être systématiquement prescrites dans le cadre de la prise en charge de l’insomnie. Elles incluent notamment des modifications des comportements : adopter des horaires réguliers de sommeil, limitation du bruit et de la lumière aux heures de couché, etc.

Pathologies touchant les personnes âgées

Les thérapies non médicamenteuses ciblent souvent des personnes âgées vivant en EHPAD ou en résidence sénior, ou touchées par la maladie d’Alzheimer. Voici quelques exemples d’intervention dans ces contextes :

  • jardin thérapeutique ;
  • concept snoezelen ;
  • art thérapie.

Toutes ne font pas cependant l’objet d’évaluation empirique rigoureuse.

Les freins à la prescription de thérapies non médicamenteuses

L’HAS a mis en évidence plusieurs freins à la prescription médicale de thérapies non médicamenteuses :

  • le rôle symbolique de la prescription d’un médicament par les patients consultant leur médecin ;
  • l’impact des représentations symboliques sur les prescriptions des médecins ;
  • l’organisation du système de santé incitant peu à la prescription de thérapies non médicamenteuses ;
  • les limites de l’information disponible sur la balance bénéfice/risque des thérapies non médicamenteuses ;
  • l’inégalité d’accès sur le territoire aux thérapies non médicamenteuses.

 

Sources principales

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Médecin et formation médicale continue : que faut-il savoir ?

L’accès à la formation continue tout au long de la vie est un des droits des Français et Françaises. À cet effet, plusieurs dispositifs sont mis en place par les institutions publiques. Les professionnels de santé doivent recourir à des dispositifs spécifiques, et sont obligés de se former régulièrement.

Comment s’organise la formation médicale continue des médecins spécifiquement ? Quelles obligations ? Quelles institutions l’encadrent ? Ce sont les questions auxquelles nous allons répondre.

Formation médicale continue : de quoi parle-t-on ?

  • Les médecins libéraux tout comme les médecins exerçant en établissement de santé publique ou privé suivent une formation initiale longue. Cependant, ils doivent mettre à jour leurs connaissances et évaluer leurs pratiques tout au long de leur activité professionnelle, comme tout professionnel de santé.
  • En effet, selon une estimation souvent annoncée, 50 % des connaissances sont obsolètes sur une période de 7 ans.
  • La formation médicale continue (FMC) est donc le dispositif qui permet au médecin en activité de :
  • mettre à jours ses connaissances ;
  • acquérir des connaissances nouvelles ;
  • améliorer la mise en œuvre de ses connaissances ;
  • garantir sa qualité d’exercice.

Quels sont les obligations pour les médecins ?

Les codes de déontologie des différents professionnels de santé fixent des obligations en termes de formation continue. Pour les médecins, il s’agit de l’article 11 du code de déontologie, ou de l’article R.4127-11 du code de la santé publique. Il dit ceci :

« Tout médecin entretient et perfectionne ses connaissances dans le respect de son obligation de développement professionnel continu. »

C’est une obligation pour tous les médecins inscrits au tableau de l’Ordre.

En termes quantitatif, l’obligation pour le corps médical est de suivre au moins une formation par an. On parle d’obligation triennale. Chaque professionnel de santé doit suivre un parcours de développement professionnel continu pour remplir son obligation triennale. Par exemple, en 2021, les professionnels de santé sont sur la période triennale 2019-2022. Cela signifie qu’ils doivent suivre au moins une formation DPC entre janvier 2019 et décembre 2022.

Cela signifie que suivre une formation continue dans le cadre d’un autre dispositif que le DPC ne convient pas forcément pour valider son obligation triennale de formation, sauf mention contraire de l’organisme de formation.

Le développement professionnel continu

  • La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) du 21 juillet 2009 a instauré la mise en place du dispositif de développement professionnel continu (DPC). La loi de modernisation du système de santé de 2016 l’a adapté. Il s’adresse à tous les professionnels de santé. Il s’inspire d’un concept existant au niveau européen, le Continuing Professional Development.
  • Le DPC inclue deux choses distinctes :
  • la formation continue ;
  • l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP).
  • Deux institutions organisent le DPC en France :
  • l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). C’est elle qui depuis l’article R4021-5 du Code de la Santé Publique met à disposition un document dématérialisé qui récapitule toutes les actions de DPC suivies par chaque professionnel de santé ;
  • les conseils nationaux professionnels.

Les Conseils Nationaux Professionnels

Le conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) contrôle le respect par les médecins de leur obligation de formation continue. Il s’agit en effet d’une de ses missions fixée réglementairement par l’article 114 de la loi de modernisation du système de santé.

À l’issue de chaque période triennale, l’ANDPC est chargée de rendre compte à l’Ordre des médecins l’ensemble des actions DPC réalisées par les médecins inscrits au tableau de l’Ordre. Chaque médecin peut également avoir accès à l’histoire des formations suivies via « Mon DPC », le document dématérialisé qui se télécharge sur le site de l’ANDPC.

Le CNOM participe également au processus d’élaboration des orientations nationales prioritaires de DPC. Elles sont spécifiques pour chaque spécialité médicale.

Sources principales :

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Cotation des actes médicaux : l’essentiel à garder en tête

Bien qu’elle soit souvent informatisée ou déléguée à des tiers, la cotation des actes médicaux fait partie du quotidien de tous les professionnels de santé conventionnés en France. Voici quelques informations générales à son sujet.

Qu’est-ce que la cotation des actes médicaux ?

Pour qu’une personne morale ou physique du secteur de la santé conventionné puisse être rémunérée par l’Assurance maladie et les complémentaires santé, il faut bien sûr qu’elle facture les actes qu’elle effectue. Cette facturation se fait grâce au codage des actes. Cette formalisation permet théoriquement de rendre plus simple la facturation et le paiement des actes pratiqués dans les établissements de santé et en libéral.

La loi du 13 août 2004 stipule qu’un acte peut être pris en charge par l’assurance maladie seulement s’il figure sur la liste des actes et prestations. Il y a 2 parties dans cette liste :

  • la CCAM, qui regroupe tous les actes techniques réalisés par les médecins ;
  • la NGAP, qui sert pour coter les actes cliniques médicaux, ainsi que tous les actes des chirurgiens-dentistes, sages-femmes et auxiliaires médicaux.

Quelles sont les règles à connaître sur la cotation ?

Il n’existe pas de règle qui prévaut pour l’ensemble des professionnels de santé. Il y a donc des règles spécifiques pour :

  • les médecins et chirurgiens ;
  • les chirurgiens-dentistes ;
  • les sages-femmes ;
  • les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, et tous les autres auxiliaires médicaux.

Chaque professionnel doit de fait se renseigner spécifiquement pour sa profession. Voici par exemples quelques règles générales pour les cotations des médecins et chirurgiens :

  • si des actes sont réalisés dans le même temps par le même intervenant pour le même patient, on parle d’association d’actes. Seuls 2 actes au maximum peuvent être cotés, ou 3 pour les lésions traumatiques multiples et récentes. Seuls les actes de radiologie n’ont pas de limite (sauf quelques exceptions) ;
  • les actes dont le montant présenté au remboursement dépasse 91 euros sont exonérés du ticket modérateur ;
  • certains actes repérés avec le code RC sont remboursables sous conditions ;
  • différents modificateurs existent selon l’âge du patient, le caractère urgent des actes, etc.

(Source : https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/depliant_ccam_v2_01.pdf )

Qu’est-ce que la CCAM ?

L’acronyme CCAM signifie Classification commune des actes médicaux. Auparavant, elle était appelée NCAM, pour Nomenclature commune des actes médicaux.

Il s’agit d’une des nombreuses nomenclatures de la Sécurité sociale française. Elle regroupe le codages de gestes pratiqués par :

  • les médecins de toute spécialité ;
  • les chirurgiens de toute spécialité.

À terme, elle devrait être étendue pour renseigner l’ensemble des actes pouvant être pratiqué par n’importe quel professionnel de santé.

L’Observatoire de la CCAM (OCCAM) est chargé depuis 2005 d’exercer une veille sur la CCAM et de surveiller l’évolution du coût de la pratique de tous les actes médicaux.

Quels sont les objectifs de la CCAM ?

L’objectif de la CCAM était de remplacer la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) et le Catalogue des actes médicaux (CDAM). La NGAP permettait en effet aux établissements de santé et aux professionnels de santé libéraux de coter leurs actes pour facturer les soins délivrés. Le CDAM servait uniquement aux établissements de santé.

L’objectif de la CCAM est de :

  • fixer les honoraires des actes techniques réalisés lors des consultations hospitalières, libérales ou en clinique privée ;
  • définir le seuil d’exonération du ticket modérateur ;
  • fixer la participation forfaitaire des patients pour les actes coûteux ;
  • fixer le PMSI et la tarification des séjours hospitaliers dans le cadre de la T2A.

Comment obtenir des informations fiables sur la CCAM ?

Votre interlocuteur privilégié est l’Assurance maladie. Elle met à disposition des professionnels de santé des ressources utiles sur un site dédié à la CCAM, facilement accessible via un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

Ce site vous permet de :

  • consulter des informations générales sur la facturation via la CCAM, avec des conseils pratiques pour remplir correctement vos feuilles de soin ;
  • trouver un acte. Vous pourrez l’identifier en renseignant un mot clé, un code, un chapitre de la CCAM, ou via la liste des actes fréquents par spécialité ;
  • enregistrer les actes que vous cotez les plus fréquemment ;
  • télécharger la CCAM au format PDF ou EXCEL.
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Communication médecin malade : les bonnes pratiques

Il est raisonnable de penser que la plupart des médecins sont conscients qu’une bonne communication médecin malade est importante. Mais pour quelles raisons précisément ? Et qu’entend-on par « bonne communication » ? Que nous dit la littérature scientifique internationale à ce sujet ?

Pourquoi une bonne communication médecin – malade est-elle importante ?

Dans les années 1970, des travaux académiques publiés à partir d’entretiens réalisés entre médecins et patients ont fait le constat suivant :

  • les médecins interrompaient fréquemment les patients après moins d’une minute d’expression ;
  • les médecins passaient parfois à côté d’informations importantes sur leur état ;
  • certains patients en sortant du cabinet n’avaient pas compris ce que le médecin leur avait expliqué, ni ce qu’ils devaient faire.

Depuis, le sujet a été bien documenté. Une mauvaise communication médecin malade peut conduire à :

  • poser un diagnostic erroné ;
  • établir difficilement une relation de confiance ;
  • multiplier des examens inutiles ;
  • favoriser la non-observance des traitements médicamenteux ou non ;
  • inciter les patients à changer de médecin.

À l’inverse, lorsque la relation médecin patient est basée sur une bonne communication et une relation de confiance, on observe souvent :

  • une diminution du nombre de complications chez le patient ;
  • une plus grande satisfaction du patient et moins d’errance thérapeutique ;
  • une meilleure identification par le médecin du moment adéquat pour interrompre un traitement.

Le principal mécanisme explicatif de ces conséquences est l’effet placebo et nocebo. Il s’agit du résultat psycho-physiologique positif (bénéfique) ou négatif (désavantageux) constaté après la réalisation d’un acte thérapeutique, indépendamment de l’efficacité intrinsèque de l’acte.

Quel cadre proposer pour renforcer la communication ?

Voici 3 paramètres sur lesquels il est assez facile de jouer.

Adopter une posture psychologique adéquate

Selon les résultats d’une méta-analyse récente (Howick et al. 2018), deux postures peuvent être adoptées par les médecins.

  • Être empathique. Le médecin doit montrer qu’il comprend la problématique du patient et formuler une suggestion thérapeutique utile basée sur cette compréhension partagée.
  • Être positif. Le médecin doit renforcer les attentes positives des patients en matière de guérison ou d’amélioration des symptômes par le biais de messages adaptés.

Une plus grande empathie de la part du praticien ou la communication de messages positifs peuvent avoir de petits avantages pour les patients dans toute une série de conditions cliniques, en particulier sur la douleur.

S’asseoir

Le simple fait que le praticien s’assoit peut rendre une consultation moins précipitée, plus ouverte et plus amicale. Il est prouvé que le fait de s’asseoir avec les patients (plutôt que de rester debout) peut améliorer la satisfaction des patients en améliorant leur perception de la visite.

S’assurer que la plupart des préoccupations du patient ont été abordées

Il ne faut pas hésiter à poser une variante de cette question aux patients : « Y a-t-il autre chose que vous aimeriez aborder aujourd’hui ? ». Cela permet de réduire le nombre de préoccupations non exprimées par les patients lors des consultations.

Que faut-il éviter dans une communication et une relation médecin / patient ?

Dans toute communication et relation médecin / patient, il faut idéalement prendre en compte au maximum les attentes du patient. À cause du mécanisme bien connu de dissonance cognitive, un patient peut éviter la discussion avec un médecin pour s’épargner un état de tension cognitive. Par exemple, si un patient est convaincu d’avoir posé lui-même le bon diagnostic sur sa souffrance, il opposera une grande résistance à ses proches qui lui recommandent une consultation médicale.

De la même manière,

  • un patient qui s’attend à un diagnostic précis de la part du médecin se focalisera sur les propos qui correspondent à ses attentes ;
  • un patient qui s’attend à être bien accueilli par un médecin sera particulièrement déçu s’il est reçu par un(e) assistant(e) stressé et un(e) médecin surchargé(e) accordant peu de temps à l’échange.

Un des principaux écueils dans la communication médecin / patient est donc de ne pas suffisamment prendre en compte l’attente du patient pour établir son discours et son plan de traitement et suivi.

 

Sources principales

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Livre blanc – « Améliorer la prise en charge de la santé mentale de vos patients »

santé mentale patients

Livre blanc – « Améliorer la prise en charge de la santé mentale de vos patients »

Ce guide n’a qu’une seule vocation : vous aider à améliorer la prise en charge de la santé mentale de vos patients.

Il n’a pas pour objectif de recommander des traitements médicamenteux, ni d’aborder des pathologies psychiatriques.

Tout l’objet de ce document est, justement, de vous aider à définir les gestes simples à mettre en place sans recourir à des traitements.

Chez NES Formation, nous sommes convaincus qu’il suffit parfois d’un mot ou d’un geste simple pour faire la différence.

À vous de vous approprier les différentes propositions et de les adapter à votre pratique quotidienne comme bon vous semble.

Respirez … et bonne lecture !

Des responsabilités sources de stress

Vous avez toujours été un maillon indispensable au bon fonctionnement du système de santé.

La surcharge clinique et administrative fait souvent partie de votre quotidien.

Et depuis plus d’un an avec la crise Covid-19 sans précédent, vous êtes en première ligne sur le front…

Que vous soyez infirmière libérale rurale ou en ville, ce métier est une véritable vocation.

Pour prendre soin de vos patients, vous travaillez sans compter vos heures et parcourez des centaines de kilomètres par semaine et réalisez des dizaines de visites à domicile par jour.

Sans vous, des milliers de personnes, isolées, à mobilité réduite, âgées ne pourraient être soignées comme il se doit.

Désormais, vous avez le droit de prescrire les vaccins contre la Covid-19. Vos responsabilités augmentent donc, en même temps que votre charge de travail et le stress qui va souvent avec…

Vous avez lu 10% du contenu !

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Livre blanc – « CCAM / Nouvelle convention dentaire : quoi de neuf en 2021 ? »

ccam nouvelle convention dentaire

Livre blanc – « CCAM / Nouvelle convention dentaire : quoi de neuf en 2021 ? »

La « nouvelle convention dentaire» est sujet vaste et dense. Depuis le 1er avril 2019, elle évolue progressivement chaque année. Le concept est d’actionner deux variables d’ajustement : le plafonnement des tarifs des actes prothétiques et les revalorisations des soins conservateurs.

Ainsi, ce guide reprend l’essentiel des modifications au 1er janvier 2021*.

Revenons très brièvement sur l’historique et la finalité de la convention dentaire « 100% Santé ».

Encore appelée « RAC 0 » ou « Reste À Charge zéro », ce dispositif vise à faciliter l’accès aux soins et aux équipements auditifs, optiques et dentaires. Il aura fallu de long mois de travail collectif avec les syndicats, des négociations et autres discussions pour faire évoluer les honoraires et la nomenclature dentaire.

Le 21 juin 2018, l’accord de la nouvelle convention dentaire est signé entre les parties prenantes représentatives.

Les premiers changements tarifaires et revalorisations entrent en vigueur le 1er avril 2019. Depuis, des modifications interviennent au 1er janvier de chaque année jusqu’en 2023. La dernière salve de revalorisation des soins aura donc lieu le 1er janvier 2023.

Quelles sont les priorités du “100% santé” dentaire ?

  1. Revaloriser les soins conservateurs en contrepartie d’un plafonnement des soins prothétiques.
  2. Encourager la prévention en cotant de nouveaux actes destinés à préserver la santé bucco-dentaire, notamment chez les enfants ou les jeunes.
  3. Favoriser l’accès aux soins dentaires pour un plus grand nombre
  4. Permettre une meilleure prise en charge des populations plus fragiles (patients diabétiques, sous traitements anticoagulants ou en situation de handicap mental).

*En France métropolitaine

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Convention dentaire 2021 : pourquoi s’informer ?

La « nouvelle convention dentaire » évolue chaque année progressivement depuis avril 2019. Pour les chirurgiens-dentistes exerçant à temps plein en cabinet, il peut être difficile de se tenir informé régulièrement de ces évolutions. Notre solution : vous proposer en téléchargement gratuit un livre blanc qui synthétise l’essentiel des modifications au 1er janvier 2021.

Quel est le principe de la nouvelle convention dentaire ?

Le principe qui sous-tend tous les changements en cours est le suivant : il faut ré-équilibrer le différentiel de tarification entre :

  • des soins prothétiques très coûteux, qui doivent être plafonnés ;
  • des soins conservateurs peu rémunérés, qui doivent être revalorisés. De la même manière, l’incitation à la prévention et la prise en charge des personnes vulnérables (personnes porteuses de handicap physique ou mentale, personnes incarcérées, etc.) doivent être mieux rémunérées.

Quid du contenu du livre blanc sur la convention dentaire 2021

Notre livre blanc s’articule autour des thématiques suivantes. Nous vous présentons un bref aperçu de chacune d’entre-elle. Référez-vous au livre blanc pour de plus amples précisions.

En quoi consiste la réforme ?

La modification de la convention dentaire s’inscrit dans une réforme plus large qui vise à faciliter l’accès aux soins et aux équipements auditifs, optiques et dentaires. C’est la réforme 100 % santé, aussi appelée « RAC 0 » pour « Reste à charge 0 ».

Pour les soins dentaires, il s’agit en priorité de :

  • revaloriser les soins conservateurs ;
  • plafonner les soins prothétiques ;
  • favoriser un plus grand accès pour tous et toutes aux soins dentaires ;
  • mieux prendre en charge les personnes fragiles ;
  • encourager la prévention, particulièrement chez les jeunes.

Des actes ont ainsi été créés ou modifiés à cet effet.

Quels sont les 4 paniers de prise en charge ?

Les soins pratiqués par les chirurgiens-dentistes peuvent se retrouver dans 4 paniers différents. Chaque panier a des modalités de fonctionnement et remboursement spécifiques qui sont précisées dans le livre blanc :

  • le panier Complémentaire santé solidaire ;
  • le panier 100 % santé (RAC 0) ;
  • le panier reste à charge modéré ;
  • le panier honoraires libres.

L’Assurance maladie définit également les actes opposables, non-opposables ou non-remboursés.

Quelles revalorisations en 2021 ?

En 2021, deux grands types d’actes sont revalorisés :

  • la restauration directe ;
  • l’endodontie.

Quels plafonnements ?

Les plafonnements mis en place à partir de 2021 sont :

  • les prothèses amovibles et fixes ;
  • d’autres actes tels que les inlay-onlay, bridges, facettes, etc.

Quels changements dans la convention dentaire ont déjà eu lieu ?

La nouvelle convention dentaire évolue depuis 2019 et jusqu’en 2023. Cela permet ainsi aux différentes personnes et institutions impliquées par ces changements de s’adapter progressivement.

Depuis 2019, ces changements ont déjà eu lieu :

  • revalorisation des soins conservateurs (encore en cours) ;
  • plafonnement des prothèses conjointes ;
  • présentation obligatoire du devis RAC0 ;
  • prise en charge du RAC 0 par les complémentaires santé responsables.

Pourquoi est-il important de s’informer dans le détail de ces changements ?

Par méconnaissance des subtilités de la nomenclature, certains dentistes peuvent omettre de facturer certains actes, ou les coter incorrectement. Cela peut conduire à des pertes de temps, à des pertes d’argent, ou à des réclamations d’indus par la caisse primaire d’assurance maladie et les complémentaires santé.

Il est donc important de se tenir informé des évolutions régulières de la nomenclature. Toute personne s’occupant au sein d’un cabinet dentaire de la facturation des actes pourra voir son activité facilitée une fois qu’elle connaîtra bien les modalités d’application de la nouvelle convention dentaire.

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5 conseils pour aménager et optimiser votre salle d’attente

Aménagement des salles d’attente

Vous vous êtes certainement déjà demandé comment optimiser l’aménagement de votre salle d’attente afin de proposer à vos patients un accueil à la fois chaleureux et adapté sur le plan sanitaire. Si c’est le cas, vous êtes au bon endroit !

aménagement-salle-attente

Quel est le véritable rôle de la salle d’attente ?

Selon certaines idées reçues, la salle d’attente serait seulement un lieu d’attente en vue de la consultation à venir. Pourtant, on observe que le comportement des patients est loin d’y être passif d’après l’étude Représentation et enjeux de la salle d’attente : points de vue comparés de médecins généralistes et de patients d’après une enquête qualitative, d’Anne Guyot.

Si la salle d’attente doit effectivement répondre au besoin initial qui est de… faire attendre le patient dans les meilleures conditions, elle est également un lieu d’information et de rencontres. Voire plus ! Vous avez peut-être entendu parler du « collectif de la salle d’attente » qui réunit 8 artistes ayant la volonté d’exposer leurs œuvres dans les cabinets médicaux, faisant de la salle d’attente une exposition artistique. Plus récemment, la salle d’attente du nouveau vaccinodrome de Quimper, portant le nom de la « salle Dan Ar Braz », promet aux patients de vivre un moment inoubliable grâce aux notes d’un piano installé pour concilier attente et divertissement.

Elle doit donc permettre aux patients de se détendre à travers la mise en place de jeux ou de lectures adaptés à tous les âges, mais elle doit également leur permettre de s’informer à l’aide de revues et d’affiches dédiées à leur santé ou à des problématiques médicales.

Enfin et avant tout, les patients d’une salle d’attente sont potentiellement malades. Il est donc primordial de proposer un espacement adapté entre les sièges, de mettre du gel hydroalcoolique ainsi que des mouchoirs et les corbeilles adaptées pour recevoir ces derniers. Un ménage régulier doit bien évidemment être réalisé afin d’éviter toutes contaminations.

Pour en savoir plus sur les consignes d’hygiène à respecter, vous pouvez jeter un coup d’œil à cette page.

La secrétaire : un lien humain entre le comptoir d’accueil et la salle d’attente

La présence d’une secrétaire nous paraît familière et normale, pourtant cette organisation sur rendez-vous ne s’est développée que depuis les 30 dernières années. Son rôle est primordial car elle s’assure d’accueillir les patients, de les orienter et de les informer. Elle est aussi chargée de la prise de rendez-vous téléphonique, permettant de désengorger les salles d’attente et de limiter la durée qu’y passent les patients.

Elle est donc très appréciée des patients puisqu’elle humanise les relations dans un cadre médical souvent source d’appréhensions et de stress. A l’heure de la généralisation des logiciels de prise de rendez-vous en ligne, ce contact humain peut (et devrait) peser dans la balance.

Un espace fonctionnel à l’hygiène impeccable

Avant tout, cette salle se doit de répondre à sa fonction principale, c’est-à-dire permettre aux patients d’attendre leur rendez-vous dans de bonnes conditions. L’espace doit donc être bien agencé et suffisamment propre pour éviter que les patients ne soient (plus) malades (qu’ils ne l’étaient déjà).

Pour s’assurer d’une bonne hygiène, il y a tout d’abord 2 choses à savoir : préférez les chaises en plastique, plus faciles à entretenir que celles en tissus, et éviter à tout prix la moquette, très difficile à laver.

Cette salle a également pour vocation d’accueillir tout le monde afin d’avoir accès aux soins qui leur sont nécessaires. Ainsi, il est souhaitable de la rendre accessible aux personnes handicapées en proposant les structures adéquates. Lors de l’aménagement de votre salle d’attente, il est important (si ce n’est obligatoire) notamment de permettre la circulation d’un fauteuil roulant, d’équiper les sanitaires d’un cabinet aménagé pour les personnes en fauteuil roulant et d’un lavabo accessible, mais également de rendre tout escalier de 3 marches ou plus antidérapant et muni d’une main courante.

Pensez également à bénéficier d’un chauffage, d’une ventilation et d’une bonne luminosité pour que l’accueil reste agréable quelle que soit la saison.

Un dernier détail, parfois oublié : une bonne insonorisation des murs, surtout lorsque la salle d’attente se situe à proximité de votre cabinet, afin de veiller au respect du secret médical.

Occupation des patients et neutralité

Quelques conseils pour occuper votre patientèle pendant que vous finissez votre consultation ?

Essayez de vous adapter aux différentes tranches d’âge en proposant des jeux pour les plus petits des bandes dessinées pour les adolescents et des livres et revues pour les adultes (pour éviter les frais et être solidaire, vous pouvez par exemple les acheter d’occasion chez Emmaüs). Proposer des occupations dédiées aux enfants ne vous permettra pas forcément de faciliter la consultation à venir, mais cela montrera aux parents votre appétence pour la pédiatrie.

Quelques astuces concernant ces revues :

  • Vous pouvez proposer des ouvrages que vous ne lisez plus chez vous ou demander à votre patientèle de déposer les revues dont elle ne veut plus. Cela vous permettra de minimiser vos frais tout en assurant un accueil chaleureux. Il existe également des sociétés spécialisées dans la fourniture de revues aux professionnels de santé ! C’est le cas notamment de Public.A, un service de presse proposant des abonnements aux professionnels de santé (médecin, dentiste, EHPAD) pour équiper leur salle d’attente.
  • Il n’est cependant pas recommandé de proposer les derniers journaux de la semaine car ils disparaissent très vite 😉.

Finalement, un effort concernant la neutralité de votre établissement est primordial pour respecter les convictions de chacun. Ainsi il vaut mieux éviter tout signe religieux ou toute revue tendancieuse. Si vous proposez des journaux orientés politiquement, vous pouvez en proposer adaptés à toutes les opinions politiques pour que cela ne soit pas vu comme une suggestion faite aux patients de votre part.

Décoration et ambiance de la salle

Ne négligez pas l’impact du choix de votre peinture ou de celui de votre décoration lors de l’aménagement de votre salle d’attente. Ils peuvent avoir un impact significatif sur l’état d’esprit du patient.

Souvent déjà préoccupés voire angoissés, les patients ont besoin de se retrouver dans un espace rassurant pour attendre leur consultation. Ainsi, vous pouvez opter pour des murs et un sol aux teintes claires et lumineuses, en évitant à tout prix les couleurs sombres ou agressives. L’avantage de ces teintes est de réfléchir la lumière, ce qui donne l’illusion d’un espace plus grand. En choisissant des teintes similaires pour le sol et les murs, vous donnerez une impression de continuité et d’espace. Si vous cherchez plutôt à créer une ambiance intime et chaleureuse plutôt qu’un grand espace lumineux, vous pouvez opter pour des couleurs chaudes telles que le beige ou des couleurs pastel pour favoriser la sérénité.

Toujours à propos de vos murs, une des dernières tendances est le papier peint panoramique qui apporte de la perspective et de la profondeur. Pour finir, il existe la fameuse technique du miroir pour agrandir la pièce.

Pour votre décoration, il y a plusieurs astuces pour optimiser l’espace de votre salle d’attente. L’une d’entre elles est de repenser la disposition de vos meubles en les agençant de sorte à faciliter la circulation et proposer une atmosphère agréable. Par exemple, aligner toutes vos chaises le long d’un même mur ne permet pas de créer une ambiance très chaleureuse. Il est préférable de les séparer par des plantes, des lampes, des supports-magazines ou encore des tables basses pour dynamiser l’espace. Vous pouvez également opter pour des fauteuils à la place de simples chaises pour maximiser le confort des patients, ainsi que jouer avec les hauteurs en alternant entre des sièges hauts et bas.

Dernières astuces :

  • Choisissez votre mobilier avec soin. Il est préférable de choisir un grand meuble plutôt que plusieurs petits car ils encombreront l’espace. Votre mobilier devra idéalement être bas afin de libérer visuellement de l’espace. Finalement, vous pouvez opter pour des meubles transparents dont la discrétion sera propice à donner l’illusion d’un espace aéré, mais n’oubliez tout de même pas d’ajouter des meubles de couleur pour réchauffer l’atmosphère.
  • Allier l’utilité à la praticité en choisissant des objets permettant de gagner de la place tels que des supports muraux pour les magazines.

Informer les patients

La salle d’attente est un lieu privilégié pour éduquer la patientèle et partager avec elle des informations d’ordre sanitaire. Pour cela, vous pouvez décorer vos murs d’affiches porteuses de message d’éducation pour la santé. Ces dernières sont souvent très appréciées par les patients et intriguent beaucoup les enfants et sont un excellente moyen de joindre l’utile à l’agréable au cours de l’aménagement de votre salle d’attente.

affiches caractère informatif aménagement salle attente

Il faut néanmoins éviter une surcharge d’informations médicales, les murs devant déjà supporter les affichages obligatoires (comme les honoraires). Le patient souffrant déjà d’un problème de santé, aura également besoin de se distraire plutôt que de lire la 10ème affiche préventive sur le cancer du poumon, l’endométriose ou encore la vaccination. Vous pouvez donc idéalement alterner entre affiches à visée pédagogique et tableaux, pour laisser place à l’imagination du patient.

Pour les plus motivés d’entre vous, il est également possible de varier les supports d’information pour s’adapter à ceux qui ne savent pas lire et proposer un support à la fois visuel et sonore pour attirer l’attention de tous les patients.

Pour parfaire le tout, il vaut mieux renouveler l’information que vous affichez dans votre salle d’attente afin de l’actualiser et d’apprendre de nouvelles choses aux patients assidus.

Notez qu’une information sanitaire n’a de sens que si elle est accompagnée de conseils individualisés.

Adaptation à la pandémie

La situation sanitaire actuelle demande certaines adaptations quant à l’organisation et l’aménagement de votre salle d’attente, mais cela ne doit sûrement plus être un secret pour vous.

Il vaut donc mieux éviter les revues dans les salles d’attente car elles sont facteurs de circulation du virus et vous pouvez également adapter vos créneaux de rendez-vous afin d’éviter un afflux trop important dans la salle d’attente.

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Vaccins, vaccinations et Covid-19 : les « fake news » face aux faits

Vaccins, vaccination et Covid-19 : les « fake news » face aux faits

Dès les premiers jours de ce qu’il est désormais convenu d’appeler « la crise du COVID », il y a maintenant plus d’un an (!!!), la question du vaccin contre la Covid 19 s’est posée.

On l’apprendra plus tard : ces quelques jours ont suffi à Ugur Sahin, cofondateur du laboratoire allemand BioNTech, pour créer les éléments de base de son vaccin, le vaccin « Pfizer ».

Sorcellerie ? Fumisterie ? Non, science « tout simplement ».

Où l’on entend parler de l’ARN

Pour réaliser cette prouesse, M. Sahin a utilisé une technologie développée depuis plusieurs années déjà : l’ARN messager.

Sans entrer dans les détails (qu’il est possible de retrouver ici), on peut rappeler que, lors de sa réplication, les deux brins composant l’ADN se séparent, pour mieux se recréer et donner naissance à de nouveaux brin d’ADN. C’est ici qu’intervient l’ARN (Acide RiboNucléique).

Ce dernier prend en quelque sorte « l’empreinte » de l’ADN, qu’il se charge ensuite d’exporter à l’extérieur de la cellule. Il agit alors comme une sorte de manuel pour d’autres protéines chargées de reconstituer l’ADN à partir de cette empreinte. Une fois son rôle de messager effectué, l’ARN est détruit.

Il a donc « suffi » à M. Sahin de coder l’ADN du SARS-Cov-19 (et plus précisément de ce que l’on appelle les « spikes », ces petites excroissances qui hérissent les parois du virus). A partir de cet ADN, il a pu créer un ARN (la fameuse empreinte).

Cet ARN (qui, comme tous les ARN, a vocation à être détruit) permet de dire au système immunitaire du patient « Attention ! Lis bien ce mode d’emploi, et, si tu vois un jour quelque chose comportant l’ADN correspondant à cette empreinte, détruis-le ». C’est le principe de tout vaccin : apprendre à l’organisme à reconnaitre (et à combattre) des ennemis jusqu’alors inconnus.

Cette confusion entre les termes ADN, ARN et par extension d’autres termes comme « thérapie génique » ou « OGM » explique en partie la défiance des populations, et en particulier de la population française, envers le vaccin. Comme le dit le proverbe, on a souvent peur de ce que l’on ne comprend pas. C’est parfaitement humain.

Ce qui l’est moins, c’est que certains groupuscules ne se privent pas pour alimenter cette confusion et entretenir cette peur au sein des populations, pour des raisons qui leur appartiennent (et que la Raison ignore).

Bons baisers de Russie

Mais d’autres techniques existent pour créer des vaccins !

Et notamment une, utilisée par les scientifiques Russes pour la création de leur vaccin contre la Covid 19 appelé Spoutnik V : le « vecteur viral » (dont vous pourrez retrouver le fonctionnement ici).

D’abord regardé avec beaucoup de circonspection, ce vaccin affiche aujourd’hui un taux de protection presque insolent de 91%.

Pourquoi dès lors cette méfiance ?

Les raisons sont nombreuses, et la première d’entre elle est politique : et si, dans la course au vaccin comme dans bien d’autres domaines, les dirigeants russes avaient voulu arriver les premiers quitte à falsifier des résultats ? Les vieux réflexes de la Guerre Froide ne sont pas loin.

L’autre raison est à la fois médicale et scientifique : de l’aveu même de la communauté scientifique russe, le vaccin a été annoncé avant la fin des tests de phase 3 (qui durent souvent plusieurs années dans d’autres cas). En d’autres termes, il n’avait pas fait la preuve scientifique de son efficacité.

Aujourd’hui, des revues médicales de premier plan comme The Lancet, redorent le blason de Spoutnik V, qui se présente de plus en plus comme une alternative fiable et efficace aux vaccins Européens ou Américains, qu’ils utilisent ou non l’ARN messager.

Pour lutter contre ces incompréhensions, voire ces « fake news », aux conséquences potentiellement dommageables, nos seules armes sont l’information et la formation. C’est dans cette optique que nous avons demandé au Professeur Joël Gaudelus, pédiatre-infectiologue, expert en vaccinologie et membre d’InfoVac, de nous donner son avis sur la question.

Retrouvez le Pr Gaudelus dans une formation e-learning d’exception consacrée, entre autre, à la vaccination et au vaccin contre le COVID-19.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le DPC

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le DPC

Depuis quelques années, vous avez certainement vu fleurir ces 3 lettres sur les prospectus ou les emails de vos partenaires-formateurs : DPC. Mais disposez-vous de toutes les informations sur le DPC ?

Mais, le DPC, kesako ?

DPC est l’acronyme de « Développement Professionnel Continu ». Il a été initié par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (dite loi HPST, votée en 2009), et plus précisément par son article 59 qui modifie les articles L. 4133-1 à L. 4133-7 du chapitre III du titre III du livre Ier de la quatrième partie du code de la santé publique pour les remplacer par les articles L. 4133-1 à L. 4133-4.

Vous suivez ?

Pour simplifier, cette loi HPST stipule que :

« Le développement professionnel continu [DPC] a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Il constitue une obligation pour les médecins. ».

Elle fixe également, entre autres, les modalités d’habilitation des organismes (qui se voient dotés d’un numéro unique, par exemple 9262 pour NES Formation) ainsi que les modalités de financement des actions de formation

Il a depuis été adapté par la loi de Modernisation du système de Santé en 2016.

Prenez une grande inspiration.

Cette loi de Modernisation du système de Santé (ou « LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé », pour les puristes) a principalement abrogé plusieurs articles du Code de la Santé publique (Art. L4133-1, Art. L4133-2, Art. L4133-3, Art. L4133-4, et bien d’autres).

Ces articles concernaient essentiellement la définition des règles du DPC pour les pharmaciens et les sages-femmes.

Mais cette loi, dans son article L4021-6, a surtout donné naissance à l’Agence nationale du DPC, venue remplacer l’OGDPC (2012 – 2016).

Quelle est le rôle de l’Agence nationale du DPC ?

L’Agence nationale du DPC a plusieurs fonctions, définies par la loi de 2009 et précisées par celle de 2016 :

  • Évaluer les organismes et structures amenées à dispenser des formations habilitées DPC ;
  • Être la garante de la qualité scientifique et pédagogique des actions et programmes de DPC proposés ;
  • Mesurer de l’impact du DPC sur l’amélioration et l’efficience du dispositif ;
  • Promouvoir le dispositif de DPC (informer les professionnels de santé, les organismes et les employeurs) ;
  • Participer au financement des actions de DPC pour les professionnels de santé pouvant être pris en charge par l’Agence.

Sise au Kremlin-Bicêtre, elle est actuellement dirigée par Madame Lenoir-Salfati.

Dans sa mission d’évaluation de la qualité scientifique et pédagogique des actions et programme de DPC, l’Agence s’appuie sur les Conseils Nationaux Professionnels.

Selon l’article L4021-3 de la loi de 2016, « Les conseils nationaux professionnels retiennent, notamment sur la base des méthodes élaborées par la Haute Autorité de santé, celles qui leur paraissent les plus adaptées pour la mise en œuvre du développement professionnel continu ».

Ils sont au nombre de 41, représentant chacun une spécialité, et sont liés à l’État par une convention. Nous vous invitons à en consulter la liste exhaustive ici.

Ils sont composés de professionnels et d’organisation issues des spécialités qu’ils représentent. Par exemple, le Collège de Médecine Générale « association loi 1901, regroupe l’ensemble des organisations qui œuvrent pour la discipline médecine générale :

  • Syndicats représentatifs,
  • Structures scientifiques,
  • Structures académiques,
  • Structures de formation,
  • Associations pour la promotion de la spécialité. »

Qui peut bénéficier du DPC ?

L’ensemble des professionnels de santé hospitaliers, autres salariés et libéraux de France ! La différence réside dans la prise en charge de ces actions. En effet, les professionnels de santé libéraux bénéficient d’une indemnisation destinée à pallier l’absence de revenus consécutif au temps d’absence du cabinet induit par la formation.

Ce sont donc toutes les professions suivantes qui sont concernées par le DPC :

  • Aide-soignant
  • Assistant dentaire
  • Audioprothésiste
  • Auxiliaire de puériculture
  • Biologiste médical
  • Chirurgien-dentiste
  • Diététicien
  • Épithésiste
  • Ergothérapeute
  • Infirmier diplômé d’Etat
  • Manipulateur d’électroradiologie médicale
  • Masseur-kinésithérapeute
  • Médecin (toutes spécialités)
  • Oculariste
  • Opticien-lunetier
  • Orthopédiste-orthésiste
  • Orthophoniste
  • Orthoprothésiste
  • Orthoptiste
  • Pédicure-podologue
  • Podo-orthésiste
  • Pharmacien
  • Physicien médical
  • Préparateur en pharmacie
  • Préparateur en pharmacie hospitalière
  • Psychomotricien
  • Puéricultrice
  • Sage-femme
  • Technicien de laboratoire médical

Le DPC est donc une formidable occasion pour les professionnels de santé de bénéficier de formations approuvées par des instances étatiques et professionnelles. Les contrôles effectués au niveau de l’Agence nationale du DPC et des Conseils Nationaux Professionnels garantissent aux participants des formations conformes aux données de la science, leur permettant de maintenir et d’améliorer leurs connaissances avec, bien sûr, l’objectif final d’améliorer la prise en charge des patients.

Comment bénéficier d’une prise en charge DPC ?

Pour suivre une formation habilitée (et donc prise en charge) par l’Agence nationale du DPC, rendez-vous sur le site de cette dernière.

Si vous n’en possédez pas déjà de compte, vous serez invité(e) à vous en créer un. C’est simple et rapide ! Pensez cependant à vous munir de votre numéro RPPS ainsi que d’un RIB.

Vous pouvez ensuite rechercher votre prochaine formation directement sur le site de l’Agence, ou, grâce au numéro d’action que vous aura communiqué l’organisme de votre choix (par exemple : 92622100023), vous inscrire directement à une formation.

Dès votre inscription effectuée, l’organisme validera votre inscription. Un rappel vous sera adressé quelques jours avant la formation.

Vous n’aurez alors plus qu’à suivre votre formation !

Sachez que l’équipe NES Formation peut vous aider pour toutes les démarches administratives relatives au DPC.

Vous recevrez votre indemnisation dans un délai de deux mois suivant le dernier jour de la formation.

 

Maintenant que vous connaissez tout du DPC, n’hésitez pas à parcourir nos prochaines formations ! La formation idéale se trouve certainement sur cette page.

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La lutte contre l’endométriose passe (aussi) par la formation

La lutte contre l’endométriose passe (aussi) par la formation

Décrite pour la première fois en 1860, l’endométriose connaît depuis quelques années une exposition médiatique de plus en plus importante, des publications scientifiques aux pages des magazines people. Ce sont d’ailleurs ces nombreux témoignages de femmes, « stars » ou anonymes, qui ont permis de mettre en lumière et de médiatiser cette pathologie encore mal connue, qui touche pourtant une femme sur dix en âge de procréer. Et si la reconnaissance de cette pathologie passait par plus de formation sur l’endométriose, pour tous les professionnels de santé ?

Qu’est-ce que l’endométriose ?

Comme son nom l’indique, l’endométriose est une pathologie gynécologique aux origines globalement incomprises. Ses causes seraient multifactorielles, combinant prédispositions génétiques et facteurs environnementaux.

Selon la théorie la plus acceptée (dite du « Reflux menstruel », décrite en 1921 par John A. Sampson[1]), elle est caractérisée par la dissémination et la prolifération de cellules endométriales, normalement évacuée lors des règles en cas de non-fécondation de l’ovule, dans d’autres organes – principalement les organes génitaux et le péritoine, ainsi que les appareils urinaires et digestifs (dans de très rares cas, l’endométriose peut même toucher l’appareil pulmonaire, le cerveau ou le péricarde[2]).

Image illustration blog santé formation endométriose

Cette prolifération de tissu endométrial peut entraîner la formation de lésions, de kystes ovariens et/ou d’adhérences à l’origine d’intenses douleurs et d’infertilité chez les patientes.

Dans ses recommandations datées de Décembre 2017, l’HAS liste les principaux symptômes évocateurs et localisateurs de l’endométriose[3] :

– Les dysménorrhées intenses : évaluées par une intensité de 8 ou plus, un absentéisme fréquent, ou une résistance aux antalgiques de niveau 1 ;

– Les dyspareunies profondes ;

– Les douleurs à la défécation à recrudescence cataméniale ;

– Les signes fonctionnels urinaires à recrudescence cataméniale ;

– L’infertilité.

Dans la vidéo ci-dessous, le Professeur Émile Daraï, chirurgien-gynécologie au service Gynécologie-obstétrique et médecine de la reproduction – Maternité de l’Hôpital Tenon, revient de façon concise sur les connaissances actuelles sur cette pathologie et sur les moyens actuels de lutte contre l’endométriose :

Suivi des patientes et formation sur l’endométriose

Si l’endométriose est aujourd’hui aussi présente dans l’actualité, c’est grâces aux nombreux témoignages de patientes, partagés dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Si les causes, les symptômes, les conséquences et les parcours diffèrent d’un récit à l’autre, la plupart de ces patientes se rejoignent sur l’errance médicale qui a été la leur avant de parvenir à la pose d’un diagnostic, les difficultés à trouver le traitement adapté et surtout le manque d’information de la part des médecins, généralistes ou spécialistes[4].

Ce dernier point est d’ailleurs au centre de l’attention de nombreuses associations, notamment EndoFrance, qui milite entre autre pour une meilleure formation des professionnels de santé sur cette pathologie.

Difficile en effet d’accompagner des patientes souffrant d’une maladie aussi peu comprise, mêmes par les spécialistes, sans avoir pu bénéficier d’une formation initiale adéquate. C’est seulement en 2020, par l’Arrêté du 2 septembre 2020, publié le 10 septembre 2020, portant modification de diverses dispositions relatives au régime des études en vue du premier et du deuxième cycle des études médicales et à l’organisation des épreuves classantes nationales[5], que le ministère de l’enseignement vient d’ajouter l’endométriose au chapitre « De la conception à la naissance, pathologie de la femme – Hérédité – L’enfant – L’adolescent ».

Il faudra donc encore plusieurs années avant que des professionnels de santé ayant bénéficié d’une formation initiale sur cette pathologie (hors médecins spécialistes en gynécologie) ne commencent à exercer et que la lutte contre l’endométriose ne puisse avancer.

Dans l’intervalle, c’est la formation continue des médecins en exercice qui pourra permettre d’améliorer la prise en charge des patientes.

Conscientes de cet enjeu et par arrêté ministériel[6], les autorités de santé publiques, par le biais de l’Agence nationale du DPC, ont souhaité renforcer le dispositif de formation autour de l’endométriose en l’incluant dans la liste des orientations prioritaires ayant « vocation à accompagner la politique nationale de santé ».

On retrouve ainsi l’endométriose à l’orientation 34 :

« Prise en charge des problématiques de santé de la femme : contraception, suivi de grossesse jusqu’au post-partum, endométriose, spécificité du risque cardiovasculaire, ménopause, troubles fonctionnels gynécologiques, interruption volontaire de grossesse (IVG) ; ».

C’est dans ce cadre que NES Formation propose, en partenariat avec le Professeur Émile Daraï, une formation DPC en e-learning intitulée « Diagnostics et prise en charge de l’endométriose ».

Ressources

[1] « Attentes des femmes atteintes d’endométriose : Quelle information apporter ? RPC Endométriose CNGOF-HAS », A. Denouel, A. Fauconnier, A. Torre – Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie , Volume 46, Issue 3, March 2018, Pages 214-222

[2]« John A Sampson and the origins of Endometriosis », Adi E. Dasturc and P. D. Tank, J Obstet Gynaecol India. 2010 Aug; 60(4): 299–300.

[3] Journal of Gynecology Obstetrics and Human Reproduction, Volume 48, Issue 1, January 2019, Pages 71-73

[4] « Prise en charge de l’endométriose – Démarche diagnostique et traitement médical », Décembre 2017

[5] « Arrêté du 31 juillet 2019 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu pour les années 2020 à 2022 », JORF n°0177 du 1 août 2019, Texte n° 14 >

[6] JORF n°0221 du 10 septembre 2020, Texte n° 21

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