Infirmière libérale : une définition au plus près de la réalité !

Vous cherchez des informations et une définition de l’infirmier en libéral ? Que vous soyez encore étudiant à l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), salarié.e à l’hôpital ou dans un autre établissement de santé, ou que vous débutiez votre exercice libéral en France, cet article devrait répondre à vos questionnements !

Définition de l’infirmière libérale (IDEL)

Les dénominations de l’infirmier libéral

L’infirmier qui travaille en libéral est appelé indifféremment :

  • IDEL ;
  • infirmier libéral ;
  • IDE libéral ;
  • infirmier diplômé d’état libéral.

Peu importe qu’il soit titulaire, collaborateur, assistant ou remplaçant : on utilise toujours la dénomination “infirmier libéral”.

La définition de l’infirmier libéral

Voici comment on pourrait le définir simplement et efficacement :

  • c’est quelqu’un disposant du Diplôme d’état d’infirmier ;
  • qui exerce sous le statut de profession libérale.

Cela n’est pas tellement lié à son lieu d’activité. Par exemple, les deux types d’infirmiers peuvent travailler au domicile des patients :

  • l’infirmier salarié, dans le cadre d’une hospitalisation à domicile ;
  • l’infirmier libéral, lors de sa tournée de domiciles.

Ce qui compte vraiment, c’est son statut juridique.

Les différences entre l’exercice infirmier libéral et salarié

Il faut distinguer principalement deux types de différences :

  • celles liés à l’exercice professionnel, à la manière de travailler ;
  • celles liées au statut juridique et à ce qu’il implique.

Différences concernant l’exercice professionnel

En libéral, vous serez plus “lâché dans la nature”. Vous aurez moins facilement la possibilité d’échanger avec des collègues IDE, des médecins ou d’autres professionnels de santé.

En revanche, il n’y a pas forcément de grandes différences par rapport aux pathologies prises en charge. La tendance est à la réduction de la durée des séjours à l’hôpital. Vous aurez donc aussi des soins techniques à domicile en libéral : soins de stomie, patients sous ventilateurs, administration de traitements lourds, etc.

Différences liées au statut juridique

  • Le revenu : à l’hôpital, vous gagnez la même somme tous les mois. En général, entre 1400 et 1900 net en début de carrière pour un temps plein. En libéral, vos revenus sont plus variables et moins prévisibles. Le salaire moyen mensuel brut des IDEL est de 5512 euros, soit 3127 euros net, qu’il faut ramener au nombre d’heures travaillées…
  • Les congés : en salariat, vous aurez au moins 5 semaines de congés payés. En libéral, vous pouvez potentiellement travailler tout l’année ! C’est vous qui déterminez la fréquence de vos congés, non rémunérés, sauf si vous trouvez un remplaçant.
  • L’administratif : dans tous les cas, vous aurez de l’administratif à faire ! Seules les modalités changent…
  • La formation continue : comme tout professionnel de santé, les IDEL bénéficient du droit à la formation continue. Ils peuvent suivre chaque année 14 heures de formation DPC pour infirmiers, prises en charge et indemnisées.
  • La pérennité de l’emploi : en libéral, pérenniser votre emploi est 100 % de votre ressort. En salariat, une fois en CDI, votre emploi est d’office beaucoup plus pérenne. Les fluctuations d’activité de l’établissement n’auront pas d’impact significatif sur votre carrière.

Les démarches pour devenir infirmier libéral

L’Ordre national des infirmiers (ONI) saura vous renseigner sur les démarches à suivre. Voici tout de même un guide pas-à-pas pour vous lancer en tant qu’infirmier titulaire, collaborateur ou assistant.

  1. Vérifiez que vous remplissez bien les conditions. Il faut avoir travaillé suffisamment longtemps en établissement de santé (24 mois au cours des 6 derniers mois, ou 18 mois + 6 mois de remplacement en libéral).
  2. Vous inscrire au tableau de l’Ordre comme libéral. Ce dernier vous inscrit directement au répertoire ADELI, vous n’avez plus à passer par l’ARS.
  3. Vous conventionnez avec l’Assurance maladie.
  4. Vous inscrire à l’URSSAF et à la CARPIMKO.
  5. Souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP).
  6. Ouvrir un compte courant dédié à l’exercice professionnel.
  7. Éventuellement, adhérer à une AGA, prendre un comptable, une prévoyance, etc.

Comptez un bon mois pour réaliser toutes ces démarches, car vous devrez parfois attendre quelques jours ou semaines la réponse et validation de vos interlocuteurs.

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